A triumphant, genre-bending breakout novel from one of the boldest new voices in contemporary fiction.
Vern—seven months pregnant and desperate to escape the strict religious compound where she was raised—flees for the shelter of the woods. There, she gives birth to twins, and plans to raise them far from the influence of the outside world.
But even in the forest, Vern is a hunted woman. Forced to fight back against the community that refuses to let her go, she unleashes incredible brutality far beyond what a person should …
A triumphant, genre-bending breakout novel from one of the boldest new voices in contemporary fiction.
Vern—seven months pregnant and desperate to escape the strict religious compound where she was raised—flees for the shelter of the woods. There, she gives birth to twins, and plans to raise them far from the influence of the outside world.
But even in the forest, Vern is a hunted woman. Forced to fight back against the community that refuses to let her go, she unleashes incredible brutality far beyond what a person should be capable of, her body wracked by inexplicable and uncanny changes.
To understand her metamorphosis and to protect her small family, Vern has to face the past, and more troublingly, the future—outside the woods. Finding the truth will mean uncovering the secrets of the compound she fled but also the violent history in America that produced it.
Rivers Solomon’s Sorrowland is a genre-bending work of Gothic fiction. Here, monsters aren’t just individuals, but entire nations. It is a searing, seminal book that marks the arrival of a bold, unignorable voice in American fiction.
It's a good read but i put it away for some months because it is so gritty and dark and that's not how i like my escapism sometimes. also, it felt like the plot didn't really get going for a long stretch in the middle and then everything rushed to an end. anyway, it has a lot of truly beautiful, poetic sentences which sometimes almost made me cry. i loved the characters, and the writing of queerness and queer sex. i read "the deep" by the author before and liked it a lot, so maybe my expectations were a bit too high for this one.
Dans son avant-propos, Rivers Solomon a une jolie formule qui m'a accompagnée durant l'ensemble de la lecture : "J’espère que vous trouverez en ce livre ce dont vous avez besoin, en cet instant précis." C'est une phrase qui, tout en incitant à une forme d'introspection (qu'est-ce qui amène à se lancer dans ce roman à ce moment précis ?), rappelle que toute lecture constitue une rencontre, avec sa part de contingence, une expérience liée à un contexte pouvant être particulier. En ce qui me concerne, une chose est sûre : 'Sorrowland' a été une lecture marquante qui confirme l'installation de Rivers Solomon parmi les auteurices dont j'ai bien l'intention de découvrir tous les écrits.
En nous entraînant dans le sillage de Vern, 15 ans et sur le point d'accoucher en pleine forêt au moment où s'ouvre le récit, 'Sorrowland' se place d'emblée dans une tension qui ne la quittera …
Dans son avant-propos, Rivers Solomon a une jolie formule qui m'a accompagnée durant l'ensemble de la lecture : "J’espère que vous trouverez en ce livre ce dont vous avez besoin, en cet instant précis." C'est une phrase qui, tout en incitant à une forme d'introspection (qu'est-ce qui amène à se lancer dans ce roman à ce moment précis ?), rappelle que toute lecture constitue une rencontre, avec sa part de contingence, une expérience liée à un contexte pouvant être particulier. En ce qui me concerne, une chose est sûre : 'Sorrowland' a été une lecture marquante qui confirme l'installation de Rivers Solomon parmi les auteurices dont j'ai bien l'intention de découvrir tous les écrits.
En nous entraînant dans le sillage de Vern, 15 ans et sur le point d'accoucher en pleine forêt au moment où s'ouvre le récit, 'Sorrowland' se place d'emblée dans une tension qui ne la quittera plus. C'est une histoire de fuite et de survie, d'oppressions systémiques diverses -dont les ramifications semblent sans fin-, de révolte et de (re)construction.
Par les thèmes abordés, comme par sa construction narrative, ce roman foisonnant est d'une richesse parfois assez vertigineuse. Il déstabilise d'ailleurs par sa faculté à bifurquer, à déjouer certaines attentes et à s'enrichir constamment en puisant dans différents genres littéraires (du fantastique au thriller, de l'horreur à la science-fiction). Servi par une plume incisive, dure tout en étant pleine d'empathie, c'est un cri contre les dominations et les formes multiples qu'elles peuvent prendre dans cette société états-unienne mise en scène, héritière d'une longue histoire patriarcale, coloniale et esclavagiste. Si l'histoire se déploie dans une ambiance sombre, paranoïaque et étouffante par moments, elle n'en demeure pas moins chargée d'espoir, traversée par une vitalité et une résilience communicatives. C'est la revendication d'un droit à exister, malgré tout, envers et contre tous, qui s'exprime. Au fil du récit, s'il est ainsi question d'exploitation et d'accaparement -d'êtres humains comme des terres-, Rivers Solomon parle aussi de maternité, d'amour lesbien, de reconstruction post-traumatique. Cela donne un roman à multiples entrées qui n'en finit pas de résonner chez moi, y compris plusieurs jours après avoir refermé le livre.
En résumé, un roman dont il faut faire l'expérience (plutôt que de lire les propos maladroits par lesquels je tente de le présenter ;) ).