Leito@bw.heraut.eu hat Les orphelins von Éric Vuillard besprochen
Les orphelins
4 Sterne
Prêté par quelqu'un et lu en une après-midi, ce portrait à charge de l'Amérique naissante déguisé en biographie de Billy the Kid est assez réjouissant. Des chapitres courts introduits par une photo d'époque, granuleuse, parfois floue, en noir et blanc, qui nous projettent dans une époque où les arrangements avec les hors-la-loi participe d'une colonisation express de l'ouest américain et où les propriétaires fonciers mettent la main sur des terrains plus grands que des petits royaumes européens.
Éric Vuillard oppose les anonymes, orphelins, partis de rien et arrivés nulle part, dont on peine à être certains du véritable nom ou du lieu de naissance (comme Billy the Kid pourtant célébrité mondiale), à ceux dont on connaît l'ascendance sur trois siècles, qui décident du sort des autres au nom de la sacro-sainte propriété ou dont les postes au pouvoir paraissent s'enchaîner plus sûrement que le destin tant le schéma est …
Prêté par quelqu'un et lu en une après-midi, ce portrait à charge de l'Amérique naissante déguisé en biographie de Billy the Kid est assez réjouissant. Des chapitres courts introduits par une photo d'époque, granuleuse, parfois floue, en noir et blanc, qui nous projettent dans une époque où les arrangements avec les hors-la-loi participe d'une colonisation express de l'ouest américain et où les propriétaires fonciers mettent la main sur des terrains plus grands que des petits royaumes européens.
Éric Vuillard oppose les anonymes, orphelins, partis de rien et arrivés nulle part, dont on peine à être certains du véritable nom ou du lieu de naissance (comme Billy the Kid pourtant célébrité mondiale), à ceux dont on connaît l'ascendance sur trois siècles, qui décident du sort des autres au nom de la sacro-sainte propriété ou dont les postes au pouvoir paraissent s'enchaîner plus sûrement que le destin tant le schéma est le même d'une tête à l'autre.
Il ne donne pas une image très reluisante de la démocratie américaine des débuts (à juste titre) qui semble être davantage un blanchissement des intérêts qu'un véritable état de fait. Le tout dans une écriture qui s'amuse, nous prend par la main pour aller au-delà de la légende chercher le jeune homme en chair et en os, qui essaie de voir derrière les récits gonflés et jamais concordants des "exploits" pour comprendre ce que veut dire cette réécriture du réel, qui s'intéresse vraiment, en somme, à ses personnages et essaie de les remplacer dans un contexte que le folklore du far-west a délicatement effacé.